Les résultats de l’Observatoire 2023 des métiers du conseil en lobbying et affaires publiques, publiés ce 4 décembre, témoignent des dynamiques positives que connaît le secteur et des opportunités générées pour les étudiants et les jeunes diplômés.
Lancé il y a deux ans, l’Observatoire des métiers du conseil en lobbying et affaires publiques est alimenté par des données partagées par les agences et cabinets adhérents de l’AFCL – soit 52 entreprises au moment de l’enquête, dont 45 ont répondu au questionnaire qui leur a été adressé.
Les résultats de l’Observatoire 2023 sont très encourageants pour les étudiants et les jeunes diplômés. Ils montrent en effet :
- Qu’il y a régulièrement des postes à pourvoir dans les PME dynamiques que sont les agences et cabinets de lobbying et d’affaires publiques. Les répondants à l’enquête ont ainsi indiqué avoir embauché au moins 2 nouveaux collaborateurs en 2023, pour un effectif total moyen de 8,3. La tendance est appelée à se confirmer en 2024. Elle fait écho à une progression de l’activité des agences et cabinets et non à de seuls besoins de remplacements : les consultants sont fidèles à leur entreprise (55% d’entre eux ont au moins 3 ans d’ancienneté dans leur agence ou cabinet).
- Qu’il est possible de se former et de débuter sa carrière dans de bonnes conditions dans ce secteur. Près de 80% des répondants ont fait appel à au moins un stagiaire, alternant ou apprenti en 2023. Et plus de la moitié d’entre eux ont embauché au moins un de leurs stagiaires à l’issue de son parcours. De manière générale, les jeunes diplômés représentent plus de 40% des recrutements effectués l’année dernière. Entre 0 et 4 ans d’expérience, le salaire médian d’un consultant était de 40 000€ bruts annuels, auquel s’ajoute généralement un dispositif de prime et/ou d’épargne salariale.
- Que l’environnement de travail dans le conseil en lobbying et affaires publiques est :
- Jeune : ⅔ des collaborateurs des agences et cabinets ont moins de 35 ans ;
- Mixte, avec 52% de femmes ;
- Ouvert sur l’associatif et la formation : 37% des répondants ont réalisé des actions pro-bono en 2023, et près des ⅔ avaient au moins un salarié intervenant régulièrement ou ponctuellement pour former des étudiants.
Aristide Luneau, président de l’AFCL, déclare : “Choisir de devenir consultant en lobbying et affaires publiques, c’est se mettre au service du débat démocratique en faisant valoir auprès des décideurs les positions d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, mais aussi d’organisations professionnelles, d’associations ou encore de think tanks. Être consultant en lobbying et affaires publiques, c’est aussi faire partie d’équipes jeunes, brillantes et engagées. Et c’est se donner de belles perspectives de carrière”.