A l’occasion des 10 ans de la loi Sapin II relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, l’AFCL organisait le 27 mai 2026 un colloque en partenariat avec l’Association des professionnels des affaires publiques (APAP). Cette matinée d’échanges a réuni professionnels des affaires publiques, spécialistes de la réglementation et décideurs publics autour d’une réflexion collective consacrée à l’encadrement de la représentation d’intérêts en France.
Au programme :
- Une introduction de Jean Maïa, président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui a présenté l’état de ses réflexions alors qu’il remettait le lendemain son bilan raisonné de la réglementation au Président de la République, au Premier ministre, à la Présidente de l’Assemblée nationale et au Président du Sénat ;
- La présentation des résultats d’une enquête inédite menée avec Groupe Ifop sur la perception des représentants d’intérêts, dont plusieurs enseignements avaient été mis en lumière par un article dans Les Echos du 27 mai ;
- Plusieurs tables rondes consacrées aux perspectives d’évolution du cadre réglementaire, à la lumière de ces dix années d’application et des comparaisons internationales (UE, Canada, Allemagne et OCDE).
Trois enseignements principaux ressortent de cette matinée :
- La loi Sapin II a profondément transformé les pratiques des professionnels des affaires publiques, qui se sont approprié les exigences de transparence malgré la charge administrative que représentent les obligations déclaratives ;
- L’existence même de la réglementation demeure encore largement méconnue, aussi bien du grand public que de certains décideurs publics, ce qui limite son impact sur la confiance dans la vie publique ;
- La France figure aujourd’hui parmi les pays les plus avancés en matière d’encadrement de la représentation d’intérêts. L’enjeu est désormais de permettre aux citoyens de mieux se saisir des données mises à leur disposition.
Le programme du colloque
L’étude IFOP sur la perception des représentants d’intérêts et de l’encadrement de leur profession