Président de l’Association française des conseils en lobbying (AFCL), Fabrice Alexandre rappelle pour sa part que la réalisation de fichiers à partir de données publiques, comme le vote ou une prise de position d’un élu politique, est légale. La pratique est encadrée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) adopté en 2018 par l’Union européenne. La constitution de fichiers doit notamment être proportionnelle au but recherché et son exploitation limitée dans le temps.Sans se prononcer sur le fond de l’affaire Monsanto, Fabrice Alexandre prend des précautions avec la présentation qui en est faite dans les médias. « On traduit le mot anglais ’educate’ par ’éduquer’ alors qu’il signifie, hors contexte scolaire, ’sensibiliser’. De même le verbe ’monitor ’ ne veut pas dire ’surveiller’ mais ’suivre’. Ce n’est pas la même chose. »

La Croix – 10 mai 2019