(…) Contrairement aux représentants des groupes d’intérêt, tenus de se signaler dans un registre, les assistants travaillant pour ces derniers ne sont pas soumis à la même exigence. Dans l’absolu, rien n’interdit d’ailleurs la pratique. Certes, l’Association française des Conseils en Lobbying et Affaires Publiques, qui regroupe une quarantaine de cabinets parmi les plus importants, proscrit dans sa charte « de rémunérer, à titre permanent ou temporaire et sous quelque forme que ce soit », tout collaborateur parlementaire. « Cela nous a semblé constituer un conflit d’intérêts manifeste, explique Fabrice Alexandre, le président de l’Association, d’autant que souvent les assistants n’informent pas leurs parlementaires de leurs activités annexes. »